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Le poste frontalier d'Armstrong, dont la photo apparaît ci-dessus, a été construit en 2005 dans la région de la Beauce au Québec. Ce poste répond aux plus hautes normes de rendement en matière de responsabilité environnementale et d'efficacité énergétique, ce qui témoigne de l'engagement qu'a pris l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à l'égard de la durabilité.
Dans cette publication, toutes les expressions désignant des personnes visent à la fois les hommes et les femmes.
Le développement durable est d'abord et avant tout une autre conception du développement de la société - de la façon dont nous produisons nos richesses à la façon dont nous les utilisons. Apparu pour la première fois en 1987 dans le rapport Brundtland, le développement durable a marqué un tournant dans sa tentative de prendre en compte des intérêts de prime abord difficilement conciliables. En effet, il propose de concilier la croissance économique avec la lutte pour la préservation de l'environnement et contre les inégalités entre les hommes en tenant mieux compte de la complexité du monde et de la responsabilité humaine.
L'Agence des services frontaliers du Canada est responsable de la prestation de services frontaliers intégrés qui appuient les priorités en matière de sécurité nationale et de sécurité publique et qui facilitent le libre mouvement des personnes et des marchandises en règle. Tout en s'acquittant de ce mandat, les employés de l'ASFC s'assurent que les marchandises illégales n'entrent pas au pays ou n'en sortent pas; contribuent à la salubrité des aliments, à l'hygiène vétérinaire et à la protection des végétaux; aident à lutter contre le crime national et international; protègent l'économie canadienne.
En raison de la congruence qui existe entre son mandat et les piliers social, économique et environnemental du développement durable, l'Agence est dans une position unique pour faire valoir les priorités en matière de développement durable du gouvernement du Canada et de la communauté mondiale. Au moyen de sa stratégie de développement durable, l'ASFC saisira les nombreuses occasions d'innover et d'exceller dans les dimensions sociale, économique et environnementale de son travail.
Le développement durable est une responsabilité partagée qui fait appel à tous. On le voit, à travers des gestes simples, qu'il est possible d'oeuvrer au développement durable. Ces gestes, en eux-mêmes, ne peuvent pas transformer le cours des choses. Mais, ajoutés à ceux de nos proches, de nos amis et de nos collègues, ils peuvent produire des effets significatifs.
Pensez globalement, agissez localement.

L'honorable Stockwell Day
Ministre de la Sécurité publique
Je suis heureux de vous présenter la Stratégie de développement durable 2007-2009 de l'Agence des services frontaliers du Canada. Cette première stratégie est une étape importante vers l'intégration du développement durable dans la gestion et la prestation quotidienne de nos services aux citoyens et aux visiteurs du Canada.
Le développement durable repose sur trois piliers, c'est-à-dire trois objectifs fondamentaux : continuer à produire des richesses pour satisfaire les besoins de la population (pilier économique), veiller à réduire les inégalités (pilier social), et cela sans dégrader l'environnement que les générations futures recevront en héritage (pilier environnemental). À l'ASFC, chacun de nous doit se faire un devoir d'accomplir notre mandat de façon à ce que les résultats désirés persistent, tout en reconnaissant que les décisions d'aujourd'hui seront le legs des générations de demain.
Le développement durable prend tout son sens lorsque les décisions se traduisent en actions concrètes. C'est pourquoi l'ASFC s'engage à devenir une organisation socialement responsable par le biais de comportements individuels et collectifs qui nous permettront de faire avancer le développement dans un contexte à la fois local, régional, national et international. Je vous invite donc à revoir votre façon de penser et de fonctionner en prenant le virage du développement durable. Votre engagement sera accompagné par de la formation et des outils qui vous seront fournis afin que nous puissions tous ensemble relever ce défi de l'avenir.
L'ASFC souhaite ainsi contribuer à un Canada durable avec la collaboration d'employés qui pensent et agissent de manière innovatrice et moderne. Chacun de nous peut commencer à agir dès maintenant au moyen de gestes simples tels qu'éteindre les lumières en sortant d'une pièce, utiliser davantage les systèmes électroniques, en plus de consommer des biens produits localement et respectueux de l'environnement.
La réussite du développement durable dépend de la mobilisation de chacun de nous.
Soyez le changement que vous voulez voir!

Alain Jolicoeur
Président
Nous appuyons les engagements de la Stratégie de développement durable de 2007-2009 de l’ASFC et nous nous engageons à intégrer les principes du développement durable dans toutes les dimensions de notre mandat.
![]() Stephen Rigby Premier vice-président |
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![]() Paul Burkholder Vice-président Ressources humaines |
![]() Greg Goatbe Vice-président Admissibilité |
![]() Greta Bossenmaier Vice-présidente Innovation, sciences et technologie |
Barbara Hébert Vice-présidente Opérations |
![]() Gerry Derouin Vice-président Contrôle |
![]() Claudette Deschênes Vice-présidente Exécution de la loi |
![]() Mary Zamparo Vice-présidente Stratégie et coordination |
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L'Agence des services frontaliers du Canada, porte d'entrée du Canada, est la première ligne de défense en ce qui a trait à la sécurité nationale et à la libre circulation des personnes et des marchandises qui entrent au Canada. L'ASFC est présente dans plusieurs communautés frontalières et ses décisions opérationnelles et son fonctionnement ont des impacts sur la vie de tous les Canadiens, l'économie et l'environnement.
Nous appuyons la démarche du gouvernement du Canada en matière de développement durable en unissant nos efforts à ceux des autres ministères et organismes pour prendre des décisions et faire des choix plus durables. Ainsi, nous veillons à ce que nos politiques, nos programmes et nos opérations soient efficients, économiques et respectueux de l'environnement, sans pour autant réduire le niveau de sécurité et la qualité des services à la frontière.
Un changement de culture est nécessaire pour intégrer pleinement le concept de développement durable dans nos activités quotidiennes. Ce changement s'opérera par le biais d'un engagement à long terme, de l'apprentissage et de l'amélioration continus. La première stratégie de développement durable de l'ASFC vise à établir le lien qui existe entre le développement durable et les politiques, les programmes et les opérations en place plutôt qu'à les reproduire ou à les accroître. Par le biais de l'apprentissage, nous établirons les assises du développement durable dans les processus de gestion et de décision afin d'accomplir notre mandat tout en contribuant à une économie prospère, à la qualité de l'environnement et à l'équité sociale.
Les trois buts suivants sont la pierre angulaire de notre vision du développement durable :
La Stratégie de développement durable 2007-2009 permet aux employés et aux intervenants de bien comprendre l'orientation et l'approche de l'ASFC en matière de développement durable. Elle comprend une explication du concept de « développement durable » et établit les divers rapports entre les contextes international, national et de l'ASFC. Un profil organisationnel et un aperçu de l'approche établissant le cadre du développement durable à l'ASFC complète la première partie du document.
La deuxième partie représente le coeur de notre stratégie de développement durable. Les engagements de l'ASFC reposent sur le relevé des questions d'intérêts et les consultations et, par conséquent, la méthodologie et les résultats de ces deux importantes étapes se trouvent aux sections 6 et 7. Nos engagements en matière de développement durable et leurs indicateurs de rendement sont présentés sous forme de tableau à la section 8. Finalement, la conclusion est consacrée à un retour sur les principaux points de la stratégie. Les documents en annexe sont complémentaires et précisent certains éléments de la stratégie.
Le concept de développement durable n'a rien de nouveau. Depuis les débuts de l'histoire de l'humanité, de nombreuses cultures ont reconnu la nécessité d'harmoniser l'environnement, la société et l'économie. Ce qui est nouveau, c'est l'articulation de ce concept dans le contexte d'une société planétaire.
Lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement tenue à Stockholm en 1972, la communauté internationale établissait les principes du développement durable d'aujourd'hui. Cette conférence visait à trouver des solutions aux problèmes de dégradation environnementale et de développement de la planète. Puis, en 1987, le rapport Brundtland intitulé Notre avenir à tous de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement a spécifié davantage ces principes en fournissant un cadre de référence pour les questions environnementales dans le monde. On y définissait le développement durable comme un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
L'ASFC a mis au point sa propre définition de développement durable :
En d'autres mots, le « développement durable » signifie que nous trouvions des moyens pour nous acquitter de notre mandat de manière à ce que les résultats désirés soient perpétuels, tout en reconnaissant que les décisions d'aujourd'hui seront le legs des générations de demain.
Le développement est essentiel pour satisfaire aux besoins de l'être humain et améliorer sa qualité de vie. Il doit reposer sur l'utilisation efficiente et responsable des ressources naturelles, humaines et économiques. Selon le rapport Brundtland, il est essentiel de mettre fin à la dégradation globale de l'environnement, sans toutefois mettre de côté les besoins que sont le développement économique, l'équité sociale et la justice. Bâtir un mode de vie véritablement durable requiert une action intégrée dans trois domaines spécifiques, à savoir les piliers social, économique et environnemental du développement durable :
Le casse-tête suivant représente l'intégration idéale de ces trois piliers du développement durable. Une fois réunies, ces pièces forment la vision du développement durable.
Figure 1 : Piliers du développement durable

Depuis les années 70, les efforts déployés à l'échelle internationale en vue d'assurer le développement durable se sont traduits par une série de conférences multilatérales tenues dans le monde entier. Les sommets mondiaux sur le développement durable ont réuni des gens des quatre coins du monde pour mettre l'emphase planétaire sur les mesures à prendre en vue d'assurer le développement durable.
L'une des conférences internationales les plus importantes pour sensibiliser le public et rallier l'appui général a été la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement de 1992 qui s'est tenue à Rio de Janeiro, plus communément connue sous le nom de Sommet de Rio. Le Sommet de Rio a mené à une série de conventions dont celles sur la biodiversité et les changements climatiques, de même qu' Action 21, un plan d'action pour la mise en oeuvre du développement durable au XXIe siècle. Action 21 renferme des stratégies et des mesures de programme que les pays peuvent mettre en oeuvre pour encourager le développement durable et responsable de la planète.
Une décennie plus tard, la communauté internationale s'est à nouveau réunie à Johannesburg en Afrique du Sud pour procéder à un examen décennal des progrès réalisés par rapport à Action 21 ainsi que pour renouveler l'engagement de la communauté internationale à l'égard du développement durable. Plus particulièrement, cette conférence a fourni un plan de mise en oeuvre pour la réalisation des buts formulés en 1992 au Sommet de Rio. Le Sommet de Johannesburg était axé sur la reconnaissance du fait que les gouvernements ne peuvent seuls prendre en charge le développement durable; le progrès en ce sens repose sur les partenariats, surtout entre le secteur privé et la société civile, et l'engagement à tous les niveaux.
Pour faire preuve de leadership et comme première étape en vue de respecter les engagements pris en 1992 au Sommet de Rio, le gouvernement du Canada a modifié la Loi sur le vérificateur général en 1995 pour que les ministères et organismes fédéraux prennent systématiquement en compte les dimensions économique, social et environnemental dans les processus de gestion et de décision. Cette loi a aussi créé le poste de commissaire à l'environnement et au développement durable (CEDD) au sein du Bureau du vérificateur général du Canada pour aider le Parlement à tenir le gouvernement responsable des engagements qui ont été pris. En vertu du paragraphe 24(2) de la Loi sur le vérificateur général, la majorité des ministères et organismes fédéraux sont tenus de déposer des stratégies de développement durable devant le Parlement tous les trois ans et de rendre compte annuellement des progrès réalisés. La première série de stratégies de développement durable a été publiée en 1997. En 2006, plus de 30 organismes du gouvernement du Canada ont préparé des stratégies de développement durable.
Au cours des dernières années, la CEDD a mis en lumière une série de lacunes que présentaient les stratégies de développement durable. Depuis, les ministères et organismes ont tiré des leçons des recommandations de la commissaire afin d'améliorer et de renforcer leur stratégie :
La commissaire a souligné le manque de progrès mesurables au chapitre du développement durable de même que l'absence d'une démarche coordonnée à l'échelle de l'administration fédérale. Pour la quatrième série de stratégies de développement durable, la commissaire s'attendait à ce que les stratégies visent « plus que le maintien du statu quo ». Les stratégies devaient porter sur des engagements qui s'inscrivent dans l'intention du Parlement de réaliser des progrès notables en matière de développement durable.
Viser plus que le maintien du statu quo
« signifie prendre des engagements ambitieux qui mèneront à des progrès significatifs en matière de développement durable ».
Bureau de la commissaire à l'environnement et au développement durable
Environnement Canada et le Bureau de l'écologisation des opérations gouvernementales de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada étaient chargés d'orienter la quatrième série de stratégies de développement durable. Environnement Canada dirige l'élaboration de la démarche pangouvernementale qui consiste à rehausser la cohérence des stratégies ministérielles à l'égard du développement durable, tandis que le Bureau de l'écologisation dirige et favorise la mise en oeuvre d'une démarche pangouvernementale en matière d'écologisation des opérations gouvernementales.
Le renforcement du processus interministériel de développement durable contribuera à améliorer le rendement du gouvernement par rapport à l'atteinte de buts et objectifs communs en matière de développement durable, à concentrer les efforts et à stimuler l'activité dans des secteurs clés, de même qu'à instaurer, au fil du temps, une culture de réalisation, au fur et à mesure que des progrès seront accomplis.
Pour cette présente série de stratégies, le gouvernement du Canada a établi une série de six buts en matière de développement durable associée à l'air pur, à l'eau propre, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l'utilisation durable des ressources naturelles, aux collectivités durables et à la gouvernance pour le développement durable. Ces buts intègrent et complémentent les objectifs relatifs à l'écologisation des opérations gouvernementales.
L'ASFC a établi un certain nombre d'engagements liés à la réalisation de son mandat qui appuient les buts fédéraux en matière de développement durable. Ces engagements figurent à la section 8 et sont indiqués au moyen du symbole de la feuille d'érable.
En raison des changements apportés à la structure de l'administration fédérale en décembre 2003, l'adoption en juillet 2004 du décret Directive assujettissant certains ministères aux exigences de la Loi sur le vérificateur général relatives aux stratégies de développement durable assujettissait l'ASFC et d'autres organismes nouvellement créés à déposer leur première stratégie de développement durable en juillet 2006. En août 2006, l'Agence a déposé le Rapport sur la stratégie de développement durable 2007- 2009 de l'ASFC au Parlement en réponse au décret de 2004. Le rapport y faisait état des progrès réalisés quant à l'élaboration de la Stratégie de développement durable 2007- 2009 de l'ASFC. De plus, le rapport avisait le Parlement que l'ASFC présenterait sa stratégie en décembre 2006, ce qui lui permettrait d'assurer la cohérence avec les autres ministères et organismes fédéraux.
L'Agence croyait qu'il y avait lieu de faire coïncider la date de dépôt de sa stratégie avec celles des autres ministères et organismes afin qu'elle puisse intégrer les priorités et les directives pangouvernementales. Cela a également permis à l'ASFC de combler certaines des lacunes relevées par la CEDD, notamment le manque de cohérence des stratégies. C'est pourquoi, nous avons déposé notre stratégie en décembre 2006 et que nous présenterons nos stratégies et mises à jour à venir en même temps que la majorité des ministères et organismes fédéraux, soit tous les trois ans.
Le fait d'être un nouvel organisme permet à l'ASFC d'intégrer de nouvelles façons de penser et de travailler dans ses activités au fur et à mesure qu'elle se développe. D'ailleurs, l'ASFC s'efforce d'instaurer un cadre moderne et durable de gestion à la frontière tout en renforçant la collaboration avec ses intervenants internes et externes afin de fournir une prestation de programmes et de services efficaces. Nous nous servirons du développement durable comme catalyseur pour opérer les changements stratégiques qui nous permettront d'atteindre la vision organisationnelle souhaitée.
Nous utiliserons la présente stratégie comme un outil qui contribuera à faire progresser les piliers du développement durable et à les intégrer davantage aux processus de planification, de décision et de gestion. Bien que cette stratégie soit orientée vers la dimension environnementale du développement durable, les prochaines stratégies de l'ASFC refléteront davantage les dimensions économique et sociale.
L'ASFC, créée en décembre 2003, est sous la responsabilité de Sécurité publique et Protection civile Canada (SPPCC), ministère chargé de protéger et d'assurer la quiétude et la sécurité des Canadiens.
Les autres organismes qui relèvent de SPPCC sont la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le Service canadien du renseignement de sécurité, le Service correctionnel Canada, la Commission nationale des libérations conditionnelles, le Comité externe d'examen de la GRC, la Commission des plaintes du public contre la GRC et le Bureau de l'enquêteur correctionnel. La fusion de ces organismes en un seul portefeuille permet une meilleure intégration des responsabilités du gouvernement du Canada relatives à la sécurité nationale, à la gestion des situations d'urgence, à l'application de la loi, au service correctionnel, à la prévention du crime et aux frontières.
Au moment de la création de l'ASFC, des fonctions clés autrefois assurées par trois organismes gouvernementaux ont été réunies, à savoir les douanes (Agence des douanes et du revenu du Canada), le renseignement et l'exécution de la loi (Citoyenneté et Immigration Canada) et l'inspection des importations aux postes frontaliers (Agence canadienne d'inspection des aliments). L'ASFC a ainsi rassemblé des secteurs d'activités complémentaires destinés à assurer la sécurité publique ainsi qu'à faciliter et à contrôler la circulation des personnes et des marchandises.
Mandat
L'Agence est responsable de la prestation
de services frontaliers intégrés qui appuient
les priorités en matière de sécurité nationale
et de sécurité publique et facilitent la libre
circulation des personnes et des
marchandises, y compris les animaux et
les plantes, qui respectent toutes les
exigences de la législation frontalière.
Mission
Assurer la sécurité et la prospérité du
Canada en gérant l'accès des personnes et
des marchandises lorsqu'elles arrivent au
Canada ou en sortent.
L'ASFC offre aux Canadiens des services frontaliers intégrés visant deux grandes priorités, soit la sécurité nationale et la circulation des personnes et des marchandises légitimes à la frontière. Nos opérations sont donc variées et parfois complexes. Elles reposent essentiellement sur le principe que les personnes et les entreprises respectent les lois et les règlements relatifs à la circulation transfrontalière des personnes et des marchandises. Bien que la plupart font preuve d'observation, l'ASFC a mis en place des stratégies de gestion des risques qui permettent d'identifier les personnes et d'intercepter les marchandises à risque élevé. L'ASFC travaille aussi en étroite collaboration avec ses partenaires sur la scène nationale et internationale afin de mieux gérer les risques associés au terrorisme, au crime organisé, aux crimes de guerre ou aux crimes contre l'humanité, mais également pour stimuler le commerce.
L'ASFC est présente dans approximativement 1 200 points de service au Canada et dans 39 endroits à l'étranger. Elle opère dans 119 postes frontaliers terrestres, 9 aéroports internationaux, 3 grands ports et 3 centres de courrier. Les agents des services frontaliers appliquent plus de 90 lois et règlements pour le compte d'autres ministères et organismes fédéraux en plus de plusieurs accords internationaux.
L'Agence compte un effectif d'environ 13 000 employés organisés dans 7 directions générales, chacune dirigée par un vice-président qui est sous l'autorité directe du président de l'ASFC. La prestation des services opérationnels se fait dans 8 régions.
Figure 2 : Structure organisationnelle de l'Agence des services frontaliers du Canada

L'Agence, qui en est à sa troisième année d'activités, mettra l'accent au cours des prochaines années sur des priorités clés qui renforceront la sécurité publique tout en continuant de créer une frontière plus intelligente et plus sûre : soit une prestation efficace des programmes et des services, une approche novatrice à la frontière du futur, de fortes relations internes et externes et un régime de gestion moderne.
Bien que l'ASFC n'ait pas eu de stratégie de développement durable depuis sa création en décembre 2003, nous avons mis en oeuvre un certain nombre d'initiatives importantes, au niveau des infrastructures et du parc automobile.
Par exemple, tous nos nouveaux projets de construction au cours des dernières années comprenaient des initiatives de bâtiments verts. Entre autres, trois nouveaux postes frontaliers (Osoyoos, en Colombie-Britannique, Armstrong et Clarenceville, au Québec) sont maintenant chauffés et climatisés grâce à des systèmes de géothermie. Deux projets (Stanstead, au Québec, et Douglas, en Colombie-Britannique) ont été conçus pour utiliser des panneaux solaires photovoltaïques. Le projet de Stanstead est complété, et celui de Douglas est présentement en construction. Ces initiatives ont été réalisées en partenariat avec le ministère des Ressources naturelles du Canada en établissant des protocoles d'entente entre les deux organisations.
Deux de nos nouveaux postes frontaliers (Coutts, en Alberta, et Douglas, en Colombie-Britannique) ont été construits selon les standards de la certification Leadership in Energy and Environmental Design (LEED). Le bâtiment de Coutts a été certifié et celui de Douglas devrait obtenir la certification « or » lorsque sa construction sera complétée en 2008-2009.
Certaines initiatives ont aussi été prises au niveau du parc automobile de l'Agence. En mai 2006, des 882 véhicules que comptait notre flotte, 5 étaient des voitures hybrides et 65 fonctionnaient avec un carburant de remplacement.
L'ASFC a pris un engagement à long terme à l'égard du développement durable. Elle a élaboré une approche sur 40 ans qui vise à incorporer graduellement le développement durable dans les processus de gestion et de décision jusqu'à ce qu'il fasse partie intégrante de ceux-ci. En intégrant les dimensions économique, sociale et environnementale dans nos politiques, programmes et opérations, l'ASFC fait ainsi preuve de leadership et d'engagement envers le développement durable.
Le Cadre du développement durable pour 2007-2047 a été élaboré (voir annexe 2) afin d'orienter notre approche et de nous aider à réaliser nos buts immédiats et futurs. Le cadre est divisé en trois périodes pendant lesquelles l'ASFC souhaite renforcer son mandat tout en contribuant à une économie prospère, à la qualité de l'environnement et à l'équité sociale. Les 10 premières années serviront à établir les assises du développement durable pour sensibiliser les employés. D'ici 10 à 20 ans, nos employés pourront contribuer de manière significative au développement durable grâce à des politiques, des programmes et des opérations efficaces. Dans les 20 dernières années, le développement durable sera profondément ancré dans notre culture organisationnelle et les employés penseront et agiront de façon durable.
Nous avons aussi élaboré une Politique du développement durable pour communiquer aux employés les directives à suivre et les responsabilités dont ils doivent s'acquitter en vue de favoriser l'intégration des piliers du développement durable dans tous les secteurs d'activité de l'Agence. Cette politique établit une vision du développement durable à long terme; elle servira d'outil pour l'élaboration et la mise en oeuvre des stratégies de développement durable.
Vision du développement durable
Pour appuyer sa responsabilité de fournir
des services intégrés à la frontière afin
d'assurer la sécurité nationale et la
prospérité du Canada, l'ASFC gèrera la
circulation légitime des personnes et des
marchandises, tout en contribuant à une
économie prospère, à la qualité de
l'environnement et à l'équité sociale.
Figure 3 : Approche en matière de développement durable

L'ASFC a établi une représentation de toute l'Agence en créant le réseau du développement durable. Ce réseau joue un rôle essentiel dans l'élaboration et la mise en oeuvre des stratégies de développement durable. Il est le principal mécanisme permettant de faire participer les employés de l'ASFC aux échelons national et régional ainsi qu'à la diffusion et au partage de l'information. La figure 4 présente l'organigramme du réseau et l'annexe 3 décrit le rôle et les responsabilités de chacun des membres qui composent le réseau.
Figure 4 : Réseau du développement durable

L'ASFC intégrera le développement durable dans ses processus de gestion et de décision par le biais du Cadre de planification et de rapports de l'ASFC. Plus particulièrement, les piliers du développement durable seront considérés lors de l'élaboration du Plan stratégique de trois ans de l'ASFC afin d'assurer que les priorités clés de l'Agence contribuent au bien-être de l'économie, de la société et de l'environnement. L'intégration des piliers dans le Plan stratégique de trois ans de l'ASFC permettra ainsi que le développement durable fasse partie des plans et stratégies organisationnels. Par conséquent, la stratégie de développement durable sera l'un des nombreux outils qui serviront à faire progresser le développement durable au sein de l'Agence. La figure 5 illustre de quelle manière le développement durable influera les opérations globales de l'ASFC.
Figure 5 : Cadre de planification et de rapports de l'ASFC

La mesure du rendement permet d'évaluer le progrès de nos activités et de répondre à la question : « Comment pouvons-nous savoir si nous avons réussi? » Elle est utilisée comme un outil qui permet d'évaluer l'écart entre les progrès réalisés et les résultats visés. La mesure du rendement peut fournir des éléments d'information sur les priorités et les possibilités d'amélioration, ces éléments d'information pouvant ensuite servir à alimenter le cycle de gestion en vue d'améliorer la prise de décision.
Par l'adoption d'une approche plus intégrée, l'ASFC reconnaît sa responsabilité en matière de développement durable et ses obligations pour la mise en oeuvre et la reddition de comptes relativement à ses engagements en matière de développement durable. Au cours de la mise en oeuvre de la Stratégie de développement durable 2007- 2009, nous suivrons nos progrès au moyen du Cadre de planification et de rapports de l'ASFC. Les engagements seront incorporés dans les plans d'opérations des directions générales, reflétant ainsi les priorités clés de l'Agence. Ces plans serviront de répertoire pour suivre les progrès des cibles de développement durable. Ce répertoire nous aidera également à produire un rapport exhaustif et utile de nos progrès dans le cadre des engagements pris en matière de développement durable.
Les progrès réalisés par rapport aux indicateurs des cibles seront inscrits dans le Rapport ministériel sur le rendement de l'ASFC au moyen des lignes directrices du Secrétariat du Conseil du Trésor qui régissent la préparation des rapports sur le rendement.
Le relevé des questions d'intérêts est une revue des activités d'une organisation et de leurs impacts sur le développement durable et a pour but d'identifier les opportunités d'avancement du développement durable. Ce relevé est à la base de l'orientation organisationnelle stratégique à long terme du développement durable.
À l'ASFC, le relevé des questions d'intérêts s'est déroulé en trois étapes :
De vastes consultations ont été menées auprès du Comité national du développement durable et du Comité opérationnel du développement durable de l'ASFC tout au long du relevé des questions d'intérêts pour faire en sorte qu'il y ait une représentation de toute l'Agence.
Neuf opportunités significatives ont été dégagées dans le cadre du relevé des questions d'intérêts :
Ces opportunités ont été transposées en buts, en objectifs et en cibles dans le cadre de la présente stratégie (voir la section 8).

La consultation est un processus de communication bilatérale visant à accroître la sensibilisation et la compréhension en vue de favoriser une prise de décision éclairée.
Le processus de consultation de l'ASFC était constitué de consultations internes et externes qui se sont déroulées entre décembre 2005 et août 2006. La rétroaction obtenue durant le processus de consultation a permis à l'ASFC d'élargir sa perspective à partir de laquelle sont nées la vision et l'orientation de la première stratégie de développement durable de l'Agence.
Le réseau du développement durable a été le principal véhicule utilisé lors des consultations internes. Les engagements en matière de développement durable et le plan d'action connexe ont été formulés lors d'un atelier de deux jours avec le Comité national du développement durable et le Comité opérationnel du développement durable. La stratégie a été peaufinée puis approuvée par le biais de vastes consultations électroniques auprès des comités du développement durable et de la haute direction. Durant ce processus, il y a également eu des consultations sur le Cadre du développement durable 2007-2047 et la Politique du développement durable.
Nous avons invité des intervenants externes à collaborer avec nous pour faire avancer le développement durable au sein de l'Agence et donner leur point de vue au sujet du Cadre du développement durable 2007-2047 et de la Politique du développement durable. De plus, nous avons consulté d'autres ministères et organismes fédéraux au sujet de la Stratégie de développement durable 2007-2009 pour nous assurer qu'elle était conforme à l' Approche du gouvernement du Canada pour les stratégies de développement durable. Nous avons demandé à tous les intervenants (voir l'annexe 4) d'identifier des opportunités de collaboration avec l'ASFC. Malheureusement, le peu de réponses reçues a limité l'intégration de telles opportunités de collaboration dans la stratégie actuelle.
L'ensemble des consultations ont aidé à élaborer une stratégie qui représente la vision de l'Agence à l'égard du développement durable. En plus d'obtenir le point de vue des intervenants, le processus de consultation nous a permis d'obtenir les bénéfices suivants :
Le succès du développement durable implique un changement dans notre façon de penser et de travailler qui requiert un engagement à long terme et des efforts soutenus par tous. L'ASFC est déterminée à continuer de communiquer avec les intervenants afin d'enrichir notre compréhension mutuelle du développement durable.
À l'ASFC, nous sommes de plus en plus conscients que nos activités exercent une pression sur la société et que les choix que nous faisons aujourd'hui peuvent avoir des conséquences néfastes à l'échelle planétaire. Conséquemment, l'ASFC, grâce à ses engagements de développement durable, mettra en place des solutions et des pratiques pour réduire son empreinte écologique.
Les engagements sous forme de buts, d'objectifs et de cibles déterminent l'orientation du développement durable au sein de l'ASFC. Les 3 buts représentent trois sphères interdépendantes par lesquelles nous contribuerons de manière significative à l'avancement du développement durable. Ces buts sont soutenus par 6 objectifs et 18 cibles qui traduisent en images plus claires et plus concrètes les résultats recherchés. Des indicateurs de rendement seront utilisés pour mesurer nos progrès et ils seront transposés dans les mécanismes de rapport de l'Agence.
Le Plan d'action 2007-2009 est un document complémentaire à la Stratégie de développement durable 2007-2009 qui vise à préciser la démarche de chacun des engagements. Il oriente les actions des bureaux de première responsabilité (BPR) par le biais des activités.
La responsabilité sociale est définie comme l'ensemble des relations qu'une organisation entretient avec ses intervenants dans la société dans laquelle elle opère. C'est un concept qui nous permettra de tenir compte des dimensions économique, sociale et environnementale, tout en répondant aux attentes du mandat qui nous a été confié par le gouvernement canadien. En devenant une organisation socialement responsable, l'ASFC pourra équilibrer ses propres intérêts par rapport à ceux de ses intervenants.
Ce premier but établit les bases sur lesquelles nous nous appuierons pour instaurer un changement de culture au sein de l'Agence afin d'améliorer la société et l'environnement dans lesquels nous évoluons. Les objectifs et les cibles appuyant ce but nous permettront de demeurer conformes à la législation en vigueur, de respecter l'environnement et d'être éthiquement et moralement responsables. Ils appuient l'approche fédérale en matière de développement durable et visent les immeubles éconergétiques, le parc automobile et les achats écologiques.
L'ASFC appuie l' Approche du gouvernement du Canada pour les stratégies de développement durable dans ses efforts de faire avancer la durabilité environnementale. Les cibles marquées d'une feuille d'érable indiquent celles qui contribuent aux buts fédéraux de développement durable.
Cible 1.1.1
D'ici le 31 mars 2008, élaborer une stratégie de partenariat sur
les enjeux horizontaux en matière de développement durable
Indicateur de rendement
Stratégie de partenariat sur les enjeux horizontaux en
matière de développement durable élaborée
Mécanisme de rapport
Stratégie de partenariat sur les enjeux horizontaux en
matière de développement durable
BPR
Direction générale de la stratégie et de la coordination
But fédéral de DD III
Cible 1.2.1
D'ici le 31 mars 2008,
élaborer une stratégie
de réduction des
émissions de gaz à
effet de serre pour
2007-2012
Indicateur de rendement
Stratégie de réduction
des émissions de gaz
à effet de serre
complétée
Mécanisme de
rapport
Rapport sur les
émissions de gaz à
effet de serre
BPR
Direction générale du
contrôle
But fédéral de DD III
Cible 1.2.2
D'ici le 31 mars 2009,
mettre en oeuvre la
phase 1 du plan de
réduction des
émissions de gaz à
effet de serre pour
2007-2012
Indicateur de rendement
Pourcentage de
réduction des
émissions de gaz à
effet de serre
Mécanisme de
rapport
Base de données sur
l'environnement
BPR
Direction générale du
contrôle
But fédéral de DD III
Cible 1.2.3
Appliquer annuellement
la certification
Leadership in Energy
and Environmental
Design (LEED) pour
les nouveaux postes
frontaliers appartenant
à l'ASFC, lorsque
possible
Indicateur de
rendement
Nombre et
pourcentage des
nouveaux postes
frontaliers certifiés
LEED
Mécanisme de rapport
Rapport de
certification LEED
BPR
Direction générale du
contrôle
But fédéral de DD III
Cible 1.2.4
Réduire annuellement
de 15 % (des niveaux
de 2002-2003) les
émissions de gaz à
effet de serre par
véhicule-kilomètre
Indicateur de rendement
Moyenne annuelle
des émissions de gaz
à effet de serre par
véhicule-kilomètre
Mécanisme de rapport
Système de gestion
du parc automobile
BPR
Direction générale du
contrôle
But fédéral de DD III
Cible 1.2.5
Acheter annuellement
du carburant à
l'éthanol pour le parc
automobile, lorsque
disponible
Indicateur de
rendement
Pourcentage de
carburant à l'éthanol
acheté
Mécanisme de
rapport
Système de gestion
du parc automobile
BPR
Direction générale du
contrôle
But fédéral de DD VI
Cible 1.3.1
D'ici le 31 mars 2008, élaborer et
mettre en oeuvre un programme
national d'achats écologiques
Indicateur de rendement
Valeur monétaire et pourcentage des
biens et services écologiques achetés
Mécanisme de rapport
Système administratif d'entreprise
BPR
Direction générale du contrôle
But fédéral de DD VI
Cible 1.3.2
D'ici le 31 mars 2010, élaborer et
mettre en oeuvre une approche de cycle
de vie à la gestion des biens
Indicateur de rendement
Nombre et pourcentage de catégories
de biens identifiées et gérées selon
l'approche du cycle de vie
Mécanisme de rapport
Système administratif d'entreprise
BPR
Direction générale du contrôle
But fédéral de DD VI
Cible 1.3.3
D'ici le 31 mars 2010, former tout le
personnel chargé des achats sur les
achats écologiques
Indicateur de rendement
Nombre et pourcentage d'employés
chargés des achats ayant suivi une
formation
Mécanisme de rapport
Rapport annuel de formation
BPR
Direction générale du contrôle
Le concept d'« employeur de choix » est modelé pour répondre aux changements dans le monde du travail qui devient de plus en plus instable, précaire et compétitif. Le concept d'employeur de choix permet à une organisation de faire le choix d'être différente pour créer des conditions de travail qui sont tout autant avantageuses pour elle que pour l'employé.
En devenant un employeur de choix, l'ASFC créera une culture unique à son contexte organisationnel afin de rendre le milieu de travail plus stable, valorisant et satisfaisant pour les employés qui y travaillent ainsi que les futurs employés. Nous démontrerons ainsi notre force et notre éthique en créant un milieu de travail qui avantage et met à profit l'intégrité, le respect et le professionnalisme de nos employés.
Le deuxième but met l'accent sur des changements au niveau organisationnel pour optimiser la performance de l'Agence dans des domaines modernes et novateurs. Ainsi, les objectifs et cibles, en appui au deuxième but, mettent l'accent sur l'amélioration de la performance environnementale et l'utilisation de la technologie pour faciliter et rendre le travail des employés plus efficace.
En améliorant notre performance
environnementale et technologique, l'Agence
exercera un leadership visionnaire qui nous
permettra d'améliorer les communications
internes et externes tout en réduisant nos
impacts environnementaux. D'ailleurs, une
meilleure performance environnementale et
l'utilisation de nouvelles technologies
démarquent les organisations les plus
progressistes et compétitives de celles qui
sont plus traditionnelles. Par cet
engagement, l'ASFC souhaite se positionner
comme un employeur de choix en créant des
conditions de travail attrayantes pour ses
employés.
Cible 2.1.1 D'ici le 31 mars 2009, élaborer et mettre en oeuvre un système de gestion de l'environnement
Indicateur de rendement
Nombre d'aspects environnementaux significatifs identifiés et
gérés par le système de gestion de l'environnement
Mécanisme de rapport
Rapport annuel du système de gestion de l'environnement
BPR
Direction générale du contrôle
Cible 2.1.2
D'ici le 31 mars 2010, élaborer et mettre en oeuvre une base
de données sur l'environnement
Indicateur de rendement
Nombre d'aspects environnementaux gérés par la base de
données sur l'environnement
Mécanisme de rapport
Base de données sur l'environnement
BPR
Direction générale du contrôle
Cible 2.2.1
D'ici le 31 mars 2012, élaborer et
mettre en oeuvre un système
électronique de gestion de l'information
Indicateur de rendement
Nombre et pourcentage de
composantes du système électronique
de gestion de l'information élaborées et
mises en oeuvre
Mécanisme de rapport
Système électronique de gestion de
l'information
BPR
Comité de gestion de la haute direction
Cible 2.2.2
D'ici le 31 mars 2008, élaborer et
mettre en oeuvre une politique de
réduction du papier
Indicateur de rendement
Volume de papier acheté (papier de
bureau et formulaires)
Mécanisme de rapport
Système administratif d'entreprise
BPR
Direction générale du contrôle
Cible 2.2.3
D'ici le 31 mars 2008, lancer un projet
pilote sur l'utilisation de la technologie
dans une salle de conférence afin de
réduire les déplacements
Indicateur de rendement
Nombre de composantes électroniques
installées dans la salle de conférence
Mécanisme de rapport
Rapport sur le projet pilote
BPR
Direction générale de l'innovation,
des sciences et de la technologie
Le développement durable est plus qu'une façon de penser, c'est une façon d'être, qui doit être partagée par tous et chacun. L'ASFC aspire à intégrer le développement durable dans son mode de pensée et de fonctionnement au niveau local, national et international. Le succès de ce défi réside dans la compréhension des piliers du développement durable par tous les employés. Leur contribution à un Canada durable dépasse vraisemblablement le cadre du travail, elle englobe aussi tous les aspects qui composent la vie quotidienne.
Le troisième but vise à accroître la capacité des employés à penser et à agir de manière durable. C'est pourquoi, il est essentiel de créer un cadre d'apprentissage qui incite tous les employés à s'approprier le développement durable et à le transformer en action concrète. Les objectifs et cibles de ce but visent à mettre en place des outils de sensibilisation et d'apprentissage qui permettront aux employés d'intégrer le développement durable à leurs activités de tous les jours qu'elles soient pratiquées au travail ou à la maison. Ils visent aussi à reconnaître leurs efforts à développer et à intégrer des pratiques de travail innovatrices et durables.
Cible 3.1.1
D'ici le 31 mars 2009, élaborer et
mettre en oeuvre un programme
national de sensibilisation au
développement durable
Indicateur de rendement
Nombre et pourcentage d'initiatives de
sensibilisation au développement
durable identifiées et mises en oeuvre
Mécanisme de rapport
Rapport sur la sensibilisation au
développement durable
BPR
Direction générale des ressources
humaines
Cible 3.1.2
D'ici le 31 mars 2009, élaborer et
mettre en oeuvre un programme
national de reconnaissance sur le
développement durable
Indicateur de rendement
Nombre et pourcentage d'employés
ayant été reconnus pour leur
contribution aux initiatives de
développement durable
Mécanisme de rapport
Rapport du programme national de
reconnaissance sur le développement
durable
BPR
Direction générale des ressources
humaines
Cible 3.1.3
D'ici le 31 mars 2008, créer un centre
d'expertise virtuel sur le développement
durable
Indicateur de rendement
Nombre de visites au centre d'expertise
virtuel sur le développement durable
Mécanisme de rapport
Rapport sur les communications
électroniques
BPR
Direction générale du contrôle
Une nouvelle ère s'est amorcée avec la venue du XXIe siècle : celle de la durabilité. Elle pose un véritable défi pour l'ASFC et le gouvernement du Canada qui doivent maintenant se repositionner selon les nouveaux principes de développement durable véhiculés par la communauté internationale.
Le développement durable vise à établir un état d'harmonie entre les êtres humains et entre l'homme et la nature. Le développement durable n'est pas un état d'équilibre, mais plutôt un processus de changement dans lequel les choix et les décisions sont pris en fonction des besoins actuels et futurs.
L'ASFC se tournera donc progressivement vers de nouvelles façons de faire et de penser qui tiendront compte à la fois des dimensions économique, sociale et environnementale. Ainsi, au cours de cette stratégie, nous mettrons l'accent sur la création de systèmes qui favoriseront une gestion globale et durable de nos activités.
Notre engagement envers le développement
durable fournira une base solide en vue
d'une gestion efficiente et efficace de la
frontière qui contribue à la sécurité et à la
prospérité du Canada.
Allemand, Sylvain. Le développement durable. Éditions Autrement, 2006.
Canada. Agence des services frontaliers du Canada. Rapport ministériel sur le rendement 2004-2005. Ottawa, 2005.
--. Rapport sur les plans et les priorités 2005-2006.Ottawa, 2004.
Canada. Bureau d'écologisation des opérations gouvernementales. Document d'orientation à l'intention des organismes qui élaborent des stratégies de développement durable (2007 à 2009).Ottawa, 2006.
Canada. Bureau du vérificateur général du Canada. Rapport de la Commissaire à l'environnement et au développement durable à la Chambre des communes, chapitre 8 : La mesure de la performance des stratégies de développement durable. Ottawa, 1998.
--. Rapport de la Commissaire à l'environnement et au développement durable à la Chambre des communes, chapitre 1 : La mise en oeuvre des stratégies de développement durable : jeter les bases du progrès. Ottawa, 1999.
--. Rapport de la Commissaire à l'environnement et au développement durable à la Chambre des communes, chapitre 5 : Les stratégies de développement durable. Ottawa, 2002.
--. Rapport de la Commissaire à l'environnement et au développement durable à la Chambre des communes, chapitre 7 : Les stratégies de développement durable. Ottawa, 2005.
-- Les stratégies de développement durable : des résultats positifs à obtenir. Ottawa, 2003.
Canada. Comité sur la mesure de la performance des opérations durables du gouvernement. Indicateurs de développement durable pour les opérations gouvernementales, Rapport final. Ottawa, 2001.
Canada. Environnement Canada. Coordination de la quatrième série de stratégies de développement durable ministérielles. Ottawa, 2006.
Canada. Ministère des Approvisionnements et des Services. Guide de l'écogouvernement. Ottawa, 1995.
Canada. Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie. L'état du débat sur l'environnement et l'économie : Les indicateurs d'environnement et de développement durable pour le Canada. Ottawa, 2003.
La Commission mondiale sur l'environnement et le développement. Notre avenir à tous. Les Éditions du Fleuve. Québec, 1989.
Le Canada au Sommet mondial sur le développement durable. Gouvernement du Canada. 2006 .
SDInfo (Système d'information sur le développement durable). Gouvernement du Canada. 2006.
Nations Unies, Agenda 21. New York, 1993. 2006
But : Représente la conséquence finale que l'organisation recherche.
Cible : Énoncé clair et concret d'un résultat par rapport à l'extrant et à la conséquence à obtenir dans un délai donné. Les cibles constituent la base permettant de comparer les résultats prévus aux résultats réels et mènent à l'atteinte d'un objectif.
Écologisation des opérations gouvernementales : Initiative visant à établir des lignes directrices à l'intention de tous les ministères du gouvernement du Canada pour qu'ils s'en inspirent de façon à tenir compte des considérations d'ordre environnemental dans la gestion de leurs opérations.
Empreinte écologique : Mesure de la pression qu'exerce l'homme sur la nature. C'est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets.
Indicateur de rendement : Mesure qualitative ou quantitative qui détermine si une cible a été atteinte ou non.
Mécanisme de rapport : Moyen de recueillir les données nécessaires pour mesurer le rendement afin d'atteindre une cible.
Objectif : Représente les conséquences immédiates, intermédiaires et à long terme que l'organisation recherche.
Système de gestion de l'environnement : Cycle continue de planification, de mise en oeuvre, de vérification et d'amélioration des processus et des actions que l'organisation entreprend pour atteindre ses objectifs environnementaux.
Notre cadre de gestion axée sur le rendement nous aidera à réaliser nos buts et nous fournira une orientation à long terme en matière de développement durable (DD).
Pour appuyer sa responsabilité de fournir des services intégrés à la frontière afin d'assurer la sécurité nationale et la prospérité du Canada, l'ASFC gèrera la circulation légitime des personnes et des marchandises, tout en contribuant à une économie prospère, à la qualité de l'environnement et à l'équité sociale.
Accroître la sensibilisation, la compréhension et les compétences nécessaires pour relever les défis en matière de DD; intégrer les dimensions environnementale, économique et sociale du DD dans nos processus décisionnels.
L'ASFC renforcera son mandat en contribuant au bien-être de l'environnement, de l'économie et de la société. L'ASFC intégrera les principes du DD dans ses processus décisionnels, ses politiques, ses programmes et ses opérations.
Ministre de la Sécurité publique : En vertu du paragraphe 24(2) de la Loi sur le vérificateur général, le ministre est tenu de déposer la stratégie de développement durable de l'ASFC au Parlement et d'en présenter une version à jour tous les trois ans.
Président de l'ASFC : Le président voit à ce que l'ASFC adopte les piliers du développement durable et les pratiques connexes; qu'elle élabore et mette en oeuvre la stratégie de développement durable et qu'elle en fournisse une version à jour au moins tous les trois ans; qu'elle mette en oeuvre le plan d'action et qu'elle rende compte des progrès accomplis dans le rapport ministériel sur le rendement. Le président doit aussi approuver la politique du développement durable et la stratégie de développement durable et il doit en assurer le respect.
Champion du développement durable : En tant que porte-parole, le champion du développement durable s'occupe de défendre et de promouvoir le développement durable, et il joue un rôle de chef de file à cet égard. Il fait la promotion des valeurs, de la vision, des engagements et des réalisations en matière de développement durable auprès des employés, des partenaires et des clients de l'ASFC. Le leadership dont fait preuve le champion du développement durable sera essentiel à la transition de l'ASFC vers l'intégration du développement durable dans sa culture organisationnelle.
Comité directeur du développement durable : Le Comité directeur du développement durable oriente l'élaboration et la mise en oeuvre de la stratégie de développement durable. Il est composé du champion du développement durable et de représentants du bureau de première responsabilité.
Bureau de première responsabilité : L'équipe du développement durable, qui relève de la Direction de l'infrastructure et des opérations environnementales (Direction générale du contrôle) est le BPR et le centre d'expertise du développement durable. Il est le responsable fonctionnel chargé de coordonner l'élaboration, la mise à jour et la mise en oeuvre de la stratégie de développement durable et du plan d'action.
Comité national du développement durable : Composé d'un représentant de chacune des directions générales, ce comité est responsable de valider, d'approuver et de faire rapport sur les progrès réalisés ainsi que de transmettre les messages clés au sujet du développement durable. Il encourage également les employés à saisir les occasions qui se présentent de rendre les activités internes de l'ASFC plus efficientes, durables et respectueuses de l'environnement. Les représentants appuient les coordonnateurs des directions générales et des régions du Comité opérationnel du développement durable.
Comité opérationnel du développement durable : Composé d'un représentant de chacune des directions générales et des régions, ce comité est responsable de la planification, de l'élaboration, de la mise en oeuvre, de faire état des progrès réalisés et de transmettre les messages clés au sujet du développement durable. Les coordonnateurs appuient les représentants des directions générales du Comité national du développement durable et ils servent d'intermédiaires entre leur secteur et les autres directions générales de l'Agence.
Employés de l'ASFC : Les employés sont tous des intendants du développement durable et de l'environnement. Ils sont responsables d'exercer leurs activités conformément aux principes du développement durable, de contribuer à définir les buts et les objectifs et d'aider à atteindre les cibles établies.